L'ordre de la création

De Livres et Prédications Bibliques.

Version du 24 août 2009 à 16:27 par PagePush (discuter | contributions)
(diff) ← Version précédente | Voir la version courante (diff) | Version suivante → (diff)
Aller à :Navigation, rechercher

Ressources connexes
More Par R.C. Sproul
Index des Auteurs
More À Propos de Création
Index des Thèmes
Ressource de la Semaine
Abonnez-vous pour recevoir des ressources par courriel ou par RSS RSS.

À propos de cette traduction
English: The Order of Creation

© Ligonier Ministries

Partager cette
Notre Mission
Cette traduction est publiée par Evangile Translations, un ministère en ligne qui existe pour rendre les livres et articles centrés sur l'Évangile disponibles gratuitement dans tous les pays et toutes les langues.

En Savoir Plus (English).
Comment vous pouvez aider.
Si vous maîtrisez bien l’anglais en plus de votre langue maternelle, vous pouvez nous aider en réalisant bénévolement la traduction de textes originaux.

En Savoir Plus (English).

Par R.C. Sproul À Propos de Création
Partie de la série : Article

Traduction par Sarah Karambiri

Review Vous pouvez nous aider à améliorer par l'examen de l'exactitude de cette traduction. En Savoir Plus (English).


Dieu a créé l’homme à Son image lors de la création du monde. L’expression « homme » est utilisée de manière générale, et comme nous pouvons le voir l’homme et la femme ont été crées. Selon l’ordre de la Création, l’humanité doit dominer sur la terre. A cet effet, Adam et Eve étaient les vice-rois qui y représentaient Dieu. Eve partageait ce règne. Si nous considérons le règne d’Adam comme une sorte de royauté sur la création, Eve en serait la reine. Néanmoins, l’ordre de la Création nous démontre clairement qu’Eve a été soumise à Adam. Le rôle « d’aide » lui a été attribué. 

Les mouvements féministes ont soulevé plusieurs questions relatives à l’ordre de la Création. Par exemple, les passages du Nouveau Testament qui recommandent aux femmes de se soumettre à leurs maris et qui stipulent que seuls les hommes doivent diriger l’église font l’objet de vives protestations. Des diffamations ont été portées contre l’apôtre Paul considéré comme un phallocrate du premier siècle, bien que certaines personnes cherchent à attribuer un caractère historique et à relativiser ces règles en affirmant qu’il s’agit simplement de traditions culturelles qui étaient valables pour les hommes du premier siècle et non pour ceux du monde moderne. Certains débats affirment que le principe de la soumission dénigre les femmes, les prive de leur dignité et les relaie à un niveau inférieur.

En ce qui concerne le dernier point, l’hypothèse erronée qui a été établie stipule que la soumission symbolise l’infériorité ou que la subordination annihile l’égalité en matière de dignité, de mérite et de valeur. Malheureusement, le chauvinisme masculin est souvent motivé par cette opinion erronée selon laquelle les hommes supposent que si Dieu a ordonné aux femmes de leur être soumises, c’est parce qu’elles doivent être inférieures.

Notre compréhension de la Trinité démontre que cette déduction est de toute évidence fausse. Selon l’économie de la rédemption, le Fils est sous l’ordre du Père et le Saint Esprit sous l’ordre du Père et du Fils. Cela ne signifie pas que le Fils est inférieur au Père et que le Saint Esprit est inférieur au Père et au Fils. Selon notre compréhension de la Trinité, les trois personnes de la Trinité s’équivalent par leur être, leur valeur et leur gloire. Elles sont coéternelles et consubstantielles.

De même, selon la hiérarchie organisationnelle, nous ne partons pas du principe qu’étant donné que le vice-président est subordonné au président, alors il est inférieur au président en tant que personne. Il est évident que la soumission ne signifie pas être inférieur.
La question de savoir si la soumission des femmes à leurs maris dans le mariage et des femmes aux hommes dans l’église constitue simplement une tradition de l’ancien temps est une question brûlante. Si, en effet, ces principes relevaient de traditions et non de principes obligatoires, cela serait une erreur judiciaire que de les appliquer de manière interculturelle à des sociétés auxquelles ils ne s’appliquent pas. Cependant, si ces principes ont été établis comme des principes interculturels par Dieu, les considérer comme de simples conventions culturelles reviendrait à faire violence au Saint Esprit et à se rebeller contre Dieu Lui-même.
En d’autres termes, si les passages bibliques reflètent seulement le chauvinisme d’un juif rabbinique du premier siècle, nous ne pouvons pas les approuver. Si, cependant, Paul a écrit sous l’inspiration du Saint Esprit, et si le Nouveau Testament est la Parole de Dieu, alors la responsabilité du chauvinisme doit incomber aussi bien à Paul qu’au Saint Esprit – une accusation qui ne peut portée sans qu’une sanction ne s’applique.
Si nous sommes convaincus que la Bible est la Parole de Dieu et que les commandements qui y sont inscrits proviennent de Dieu, comment pouvons nous faire la différence entre les traditions et les principes ? Je traite du thème de la culture et de la Bible dans mon livre Knowing Scripture (Connaître les Ecritures). Dans ce livre, je déclare qu’à moins que nous déduisions que toutes les Ecritures constituent un principe et, par conséquent, s’appliquent à tous les peuples de tous temps et en tous lieux, ou qu’elles constituent simplement une tradition culturelle qui n’a aucun lien ou aucune application nécessaire au-delà de son contexte historique immédiat, nous sommes obligés d’y découvrir des directives qui nous permettront de faire la différence entre un principe et une tradition.

Pour illustrer le problème, examinons la situation qui se présente lorsque nous estimons que le contenu des Ecritures constitue un principe. Si cela était le cas, alors des changements radicaux devaient intervenir au niveau de l’évangélisation. Jésus a ordonné à Ses disciples de « ne porter ni bourse, ni sac, ni souliers … » (Luc 10 : 4a). Si nous considérons ce texte comme un principe interculturel, cela signifie alors que nous ne devons rien emporter avec nous lorsque nous allons évangéliser.
Bien évidemment, il existe des histoires bibliques qui renvoient à une tradition historique. Nous ne sommes pas obligés d’adopter les mêmes tenues vestimentaires que celles des peuples de la Bible ou de payer nos dîmes en sicles ou en deniers. Les choses telles que les tenues vestimentaires et les unités monétaires peuvent varier.
Une des principales questions qui se pose à travers l’analyse de la question des principes ou des traditions consiste à savoir si l’histoire racontée implique une ordonnance de la Création. Les ordonnances de la Création peuvent se distinguer des lois de l’ancienne alliance et des commandements de la nouvelle alliance. La première analyse concerne les parties prenantes aux des différentes alliances. Dans le Nouveau Testament, l’alliance est faite avec des chrétiens. Par exemple, les chrétiens sont appelés à célébrer le Repas du Seigneur. Cependant, cet ordre ne s’applique pas aux non-croyants à qui il est demandé de ne pas prendre part au sacrement. De même, il existe des lois dans l’Ancien testament qui s’appliquent uniquement aux Juifs.
Mais la question suivante se pose : quelles sont les parties prenantes à l’alliance de la Création ? Dans la Création, Dieu ne fait pas seulement alliance avec les Juifs ou les chrétiens, mais avec l’homme pécheur. Aussi longtemps que les hommes feront partie d’une alliance avec le Créateur, les lois de la Création resteront en vigueur. Ces lois sont affirmées dans l’ancienne alliance et la nouvelle alliance.
S’il existe bien quelque chose qui transcende une tradition culturelle, c’est l’ordonnance de la Création. Aussi, il est dangereux de considérer la question de soumission dans le mariage et dans l’église comme de simples us et coutumes locaux lorsque le Nouveau Testament atteste clairement que ces questions reposent sur l’appel apostolique qui a été lancé à la Création. Cet appel démontre clairement que ces ordres n’étaient pas destinés à être considérés comme des coutumes locales. Le fait que l’église considère aujourd’hui les règles divines comme de simples traditions ne reflète pas autant le conditionnement culturel de la Bible, mais le conditionnement culturel de l’église moderne. Il s’agit là d’un exemple où l’église se soumet à la culture locale au lieu d’obéir à la loi transcendante de Dieu.
Si une personne étudie un thème comme celui-ci avec précaution et n’est pas en mesure de savoir si une histoire est un principe ou une coutume, que doit-elle faire ? Ici, le principe de l’humilité entre en jeu. Il s’agit d’un principe établi dans le précepte du Nouveau Testament selon lequel tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché. Souvenez-vous de l’ancien adage « En cas de doute, s’abstenir ». Si nous sommes trop scrupuleux et considérons une tradition comme un principe, alors nous ne sommes coupables d’aucun péché – il n’y a pas de problème si aucun mal n’est fait. Par contre, si nous considérons un principe comme une tradition qui peut être mise de côté, alors nous sommes coupables d’avoir désobéi à Dieu.
Les ordonnances de la Création peuvent être modifiées, de même que la Loi de Moise en ce qui concerne le divorce. Cependant, le principe dont il est question ici stipule que les ordonnances de la Création établissent une norme à moins que ou jusqu’à ce qu’elles soient explicitement modifiées plus tard par une révélation biblique.